FAUT-IL ARRETER DE MANGER DE LA VIANDE ?

Je n’en parle pas beaucoup, mais vous l’avez sans doute remarqué si vous me suivez régulièrement: je ne mange plus de viande depuis quelques années (j’entame ma quatrième année sans viande si je ne me trompes pas).

D’abord sensibilisée par les problèmes sanitaires et environnementaux générés par l’élevage intensif, je me suis petit à petit informée et ai décidé d’adapter mes choix de consommation à ces nouvelles connaissances, en essayant de vivre selon ce que je jugeais juste. L’aventure du végétarisme est passionnante, mais parfois peu connue ou mal comprise dans une France. En réalité, ce sont tous les dessous sales de l’industrie agroalimentaire qui sont largement occultés dans nos pays, ainsi que l’existence d’excellentes alternatives, donnant à ceux qui renoncent à la viande une image un peu étrange.

Je ne suis pas une militante dans l’âme, mais ce sujet, encore une fois souvent mal apprécié, me tient assez à coeur pour me donner envie de le partager avec vous aujourd’hui.

Quelques définitions :

 

VégétaRisme : régime alimentaire qui exclut la chair des animaux, poissons compris ! Les personnes suivant ce régime sont appelées végétariennes. 

NB : Merci d’arrêter de dire que les végétaRiens mangent du poisson car c’est FAUX. Pourquoi exclure cette espèce là en dépit des autres ?

VégétaLisme : exclut en plus tout produits d’origine animale de l’alimentation (oeuf, lait, miel etc..). Les personnes suivant ce régime sont appelées végétaliennes. 

 

VégaNisme : Exclut l’exploitation des animaux dans tout les domaines (alimentation, loisirs, habillement..). Les personnes suivant ce régimes sont appelées véganes/végan 

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4 BONNES RAISONS DE NE PLUS MANGER DE VIANDE 

 

1) Diminuer la souffrance animale : 

 

Si la majorité des habitants de cette planète devenaient végétariens/végétaliens, nous aurions réglé une partie du problème climatique et mis fin à la souffrance de milliards d’animaux. Le pouvoir est dans notre assiette.

Petit extrait du livre « Comment j’ai arrêter de manger des animaux », d’Hugo Clément.

Les victimes directes de cette consommation de produits d’origine animales sont biens évidemment : les animaux mangés. Il est impossible de produire une telle quantité de viande sans entasserons animaux, les adapter de force par des mutilations à des conditions de vie qui limitent leurs comportements.

VACHES : Environ 300 millions abattues chaque année

PORCS : 1,4 milliards tués chaque année

VOLAILLES : 55 milliards tuées chaque année

MOUTONS : Environ 500 millions chaque année

POISSONS : Entre 1 000 et 2 500 milliards tués chaque année.

Les poulets sont élevés sans accès à l’extérieur, les dindes sont élevées elles aussi enfermées et sans accès à l’extérieur, les poules pondeuses ainsi que les lapins sont élevés en batterie de cages, les cochons sur caillebotis en bâtiment, les poissons font l’objet d’une surpêche de masse…

La plupart des animaux sont élevés par lots (oui oui vous avez bien lu) : tous les animaux d’un lot ont le même âge : naissance, sevrage, engraissement, transport et abattages sont planifiés et synchronisés.

Il y a une volonté d’augmenter la productivité de masse pour pouvoir répondre à la demande du consommateur. Par exemple, les poules pondeuses pondent aujourd’hui environ 300 oeufs par an, contre une quinzaine lorsqu’elles vivent à l’état sauvage.

On estime que, chaque année, l’humanité tue environ 500 millions de moutons, 1,4 milliards de porcs et 55 milliards de volailles. Cinquante-cinq milliards de volailles soit 1 744 par seconde, dont presque 1 milliard juste en France, soit 114 155 par heure. 

Au total plus de 3 millions de bêtes sont abattues chaque jour dans l’Hexagone.

Extrait du livre « Comment j’ai arrêter de manger les animaux » d’Hugo Clément.

2) Soulager notre planète :

L’élevage a un impact sur notre planète. Il est un des premiers responsables des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Il joue aussi un premier rôle dans la déforestation.

Depuis 1970 la déforestation a causé la disparition de 60% des populations d’animaux sauvages.Dans les zones tropicales et en Amérique du Sud, seules 11 espèces auraient survécues.

70% de la surface agricole mondiale est par l’industrie de la viande et des produits laitiers. 63% de la déforestation de l’Amazonie est imputable à l’élevage bovin. La déforestation en 2017 = 1 terrain de foot par seconde. 

Pour produire 1kg de protéines animales, il faut fournir aux animaux entre 7 et 12kg de protéines végétales (blé, avoine, mais, soja, pois, etc..)

En France, 300 millions de tonnes de déjections animales sont produites chaque année (10 tonnes/secondes). Les élevages bretons produisent autant d’excréments que 60 millions d’habitants. 60% des émanations d’ammoniac proviennent de l’élevage.

Les réserves d’eau potable sont aussi victimes de l’industrie de la viande : excréments et urine polluent les nappes phréatiques, source d’eau potable.

3) Améliore notre santé :

La surconsommation de viande, en particulier de viande rouge, tend à augmenter le risque de certaines maladies (comme le cancer du colon, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité ou le diabète de type 2) et plus généralement augmente la mortalité.

L’OMS a officiellement classé la viande rouge parmi les cancérigènes probables chez l’humain et les viandes transformées (charcuteries, nuggets, corned-beef, « cordon bleus », etc.) parmi les cancérigènes certains chez l’humain.

L’école de santé publique de Harvard recommande de limiter notre consommation de viande à 90g par jour (nous en consommons actuellement 180g/j) et de limiter la consommation de laitages à deux portions par jours. Nous en consommons entre 2,5 et 3 portions dans les pays occidentaux.

La consommation de produits animaux n’est nullement nécessaire. L’Académie américaine de Nutrition et de Diététique a établi que :

« Les alimentations végétariennes bien conçues (y compris végétaliennes) sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et peuvent être bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. Les alimentations végétariennes bien conçues sont appropriées à tous les âges de la vie, y compris pendant la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, ainsi que pour les sportifs »

On entend parfois dire que l’alimentation carnée (c’est-à-dire de viande) « se suffit à elle-même » tandis que les végétariens ont besoin d’ingérer des suppléments (de vitamine B12) pour pallier les déficiences de leur régime. C’est oublier que les carnivores consomment ces mêmes suppléments, produits en usine, par animaux interposés.

4) Nourrir toute la planète :

En réduisant leur consommation de viande de 10% les Américains pourraient produire au moins 12 millions de tonnes de céréales pour la consommation humaine (de quoi nourrir 60 millions de personnes).

20% de la surface agricole actuellement utilisée par l’élevage suffirait à produire la quantité de protéines végétales nécéssaire pour nourrir l’humanité. 

Si les pays riches et émergents divisaient par deux leur consommation de viande, la ration calorique des habitants des pays en développement augmenterait et au moins 2,2 millions d’enfants échapperaient à la malnutrition chronique.

Des économistes ont estimé le prix des denrées alimentaires en 2030 (Msangi & Rosegrant, 2012). Ils ont comparé un scénario où la demande de viande dans les pays développés (OCDE) diminue de 50 % par rapport à l’an 2000, avec un scénario où la Chine et le Brésil sont inclus dans cette diminution. Le modèle utilisé est l’International Model for Policy analysis of Agricultural Commodities and Trade (Rosegrant et al., 2012).
Dans ce second scénario, la baisse de la demande de viande dans les pays de l’OCDE, la Chine et le Brésil a pour conséquence :

  • Une baisse grosso modo de moitié du prix des aliments d’origine animale, ce qui conduit à une augmentation de leur consommation dans le Tiers-monde de 35 %. Mais globalement, la consommation de viande baisse tout de même de 20 %.
  • La baisse de 20 % de la production mondiale de viande entraîne une baisse du prix de nombreux aliments d’origine végétale. Les prix du manioc et du blé baisse de 7 %, le prix des patates douces de 10 %, celui du maïs, de l’orge du sorgho, de l’avoine et du millet de 20 %, celui des tourteaux d’oléagineux (soja, tournesol, palme, etc.) de 21 %. La ration calorique par habitant augmente dans les pays du Tiers-Monde, notamment en Afrique subsaharienne (+81 calories par personne et par jour). Le nombre d’enfants en bas âge souffrant de malnutrition diminue de 2,2 millions.

Cette simulation indique que la production de viande a bien un impact négatif sur la sécurité alimentaire des humains les plus pauvres de la planète.

http://www.viande.info

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Quelques vidéos :

L’exploitation des ANIMAUX : le plaisir ÉGOÏSTE ?

L’impact de la viande sur l’environnement expliqué en 4 minutes

 


L’idéal aujourd’hui, dans une perspective éthique, de bonne santé et de respect de l’environnement, serait de manger bio, local et de saison, et autant que possible végétarien ou même végétalien. Mais si chacun faisait, pour commencer, un petit effort à son rythme, ce serait déjà ça de gagné.

J’espère que cet article vous aura plu,

A bientôt pour de nouveaux articles,

PASTELPEACHY

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